Christophe Gleizes : Pourvoi en Cassation en Algérie dévoilé

Christophe Gleizes a déposé un pourvoi en cassation – c’est ce qu’ont annoncé son avocat français, Emmanuel Daoud, et son confrère algérien, Me Amirouche Bakouri, dans un communiqué relayé par l’AFP le dimanche 14 décembre, date ultime pour introduire ce recours.

Me Daoud a ajouté à l’AFP : « Nous ne ferons pas d’autres commentaires ». La Cour d’appel de Tizi-Ouzou en Algérie avait validé le 3 décembre une peine de sept ans de prison à l’encontre du journaliste, condamné fin juin pour « apologie du terrorisme » et écroué depuis cette décision.

L’organisation Reporters Sans Frontières (RSF) a exprimé son indignation face à cette décision qu’elle qualifie d’« aberrante », soulignant qu’il s’agit d’un « journaliste ayant seulement exercé son métier ». Collaborateur des magazines So Foot et Society, Gleizes s’était rendu en Algérie en mai 2024 pour rédiger un article sur la Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK), le club de football le plus prestigieux du pays, situé à Tizi-Ouzou, à environ 100 kilomètres à l’est d’Alger.

Engagement de l’Élysée

Les autorités judiciaires algériennes ont reproché au journaliste d’avoir établi des contacts avec des personnes liées au MAK (Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie), considéré comme un groupe terroriste par l’Algérie. Actuellement le seul journaliste français détenu à l’étranger, Christophe Gleizes a été arrêté le 28 mai 2024. Il a d’abord été placé sous contrôle judiciaire dans un hôtel, avant d’être incarcéré suite à son procès de juin.

Après la confirmation de sa condamnation, Emmanuel Macron, le président français, a qualifié cette décision de « excessive » et « injuste », affirmant vouloir « rechercher une issue favorable ».

Le bureau du président a promis de « faire pression sur les autorités algériennes pour obtenir sa libération et son retour en France dans les plus brefs délais ». La famille et les amis de Christophe Gleizes nourrissent des espoirs quant à une éventuelle grâce de la part du président algérien, Abdelmadjid Tebboune.

La condamnation initiale de Gleizes est intervenue en pleine crise diplomatique entre la France et l’Algérie, marquée par le rappel des ambassadeurs des deux pays et par des expulsions mutuelles. Cependant, les tensions semblaient s’apaiser après la grâce accordée et la libération de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal par les autorités algériennes le 12 novembre.

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