Mobilisation contre le Harcèlement des Candidates de Télé-Réalité
Ce 2 février, la justice et l’Arcom ont appelé les chaînes de télévision et les sociétés de production à intensifier leurs efforts pour lutter contre le harcèlement et le cyberharcèlement visant les participantes aux émissions de divertissement. Dans un communiqué commun, le pôle national de lutte contre la haine en ligne (PNLH) et l’Arcom se sont engagés à rester « particulièrement attentifs » face aux « messages de haine ou de cyberharcèlement, notamment ceux à connotation sexiste, raciste, antisémite, homophobe ou transphobe ». Ils s’assureront également que « les plateformes réagissent promptement aux signalements et que les auteurs fassent l’objet d’enquêtes et, si nécessaire, de poursuites judiciaires », ont précisé les deux institutions.
Augmentation des Propos Haineux en Ligne
Ces dernières années ont vu une explosion des discours haineux visant des candidats. Par exemple, il y a un an, la société de production de la « Star Academy », associée à SOS Racisme et La Maison des Potes, a déposé plainte suite à des attaques racistes en ligne dirigées vers Ebony Cham, une finaliste du télé-crochet de TF1. En 2025, M6 a également pris position sur Instagram, appelant à la « bienveillance » et au « respect », soulignant que « le cyberharcèlement est légalisé et puni par la loi », après des critiques ciblées sur des participants de « Mariés au premier regard ».
Réunions et Engagements pour une Meilleure Protection
Cette réunion du 2 février a suivi plusieurs alertes « concernant le harcèlement, en particulier en ligne, dont souffrent régulièrement les candidats de ces programmes », ont déclaré l’Arcom et le PNLH. En réponse, les chaînes de télévision et les producteurs « mettent en place des actions concrètes pour sensibiliser et soutenir les candidats visés par ces attaques », ont reconnu les deux organismes. Ils ont pris « l’engagement d’améliorer la prévention de ces incidents et d’assister les victimes de harcèlement et de cyberharcèlement », ont-ils ajoutés.
Accompagnement des Miss France et Réponse à la Haine
Hinaupoko Devèze, Miss France 2026, bénéficie ainsi d’un soutien inédit, suite au cyberharcèlement dont a fait l’objet Angélique Angarni-Filopon, son prédécesseur, en raison de son origine et de son âge, 35 ans. Cette dernière avait même envisagé de renoncer à son titre. Désormais, Hinaupoko Devèze et les futures Miss France bénéficieront d’un « marrainage » par une ancienne lauréate, ont annoncé décembre le réseau TF1 et la société Miss France.
Conclusion : Une Lutte Collective Indispensable
La lutte contre le harcèlement en ligne, surtout dans le cadre des émissions de télé-réalité, est devenue une priorité collective. Avec des engagements concrets et une sensibilisation accrue, il est essentiel de garantir la sécurité et le bien-être des candidats face à la haine numérique. Chaque acteur du milieu doit se mobiliser pour promouvoir un environnement respectueux et bienveillant.