Ce mercredi, le brasseur néerlandais a annoncé des mesures significatives pour augmenter sa productivité à grande échelle, prévoyant l’élimination de 5 000 à 6 000 postes d’ici deux ans. Actuellement, l’entreprise compte environ 87 000 employés à travers le globe.
Le directeur général, Dolf van den Brink, s’est exprimé avec prudence concernant les perspectives à court terme du marché de la bière. Il a suscité l’étonnement en janvier dernier en déclarant qu’il quitterait son poste après près de six années à la tête de la société.
Lors d’un entretien avec la presse, Dolf van den Brink a exprimé ses « sentiments partagés » au sujet de son départ, ayant reconnu avoir dirigé Heineken durant une période marquée par des défis économiques et politiques importants.
« Mon objectif pour les mois à venir est de préparer Heineken dans les meilleures conditions possibles », a-t-il ajouté.
Confrontée à des défis en Amérique du Nord et en Europe
Heineken, le deuxième brasseur mondial après AB InBev, fait face à des obstacles, notamment sur les marchés américain et européen. En octobre, la société avait déjà annoncé la suppression ou le transfert de 400 postes dans le cadre d’une réorganisation majeure à son siège d’Amsterdam, visant à adopter de nouvelles technologies.
Bien que les dirigeants n’aient pas précisé les lieux principaux des réductions d’effectifs, le directeur financier, Harold van den Broek, a laissé entendre que ces mesures toucheraient principalement l’Europe.
« L’Europe constitue une part essentielle de notre activité », a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse. « Les résultats montrent également que le levier opérationnel y est particulièrement difficile à atteindre », a-t-il ajouté.
De plus, Heineken a constaté une baisse de 2,4 % de ses volumes de bière pour 2025, avec des impacts notables en Europe et en Amérique.
Diminution des revenus
L’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 34,4 milliards d’euros en 2025, en recul par rapport aux 36 milliards de l’année précédente. Malgré cela, le groupe a signalé une augmentation de 4,9 % de son bénéfice net avant éléments exceptionnels et amortissements, atteignant 2,7 milliards d’euros.
Le bénéfice d’exploitation hors éléments exceptionnels et amortissements, une mesure déterminante pour l’entreprise, a été de 4,4 milliards d’euros, représentant une hausse de 4,4 % par rapport à l’année passée.
Pour 2026, Heineken prévoit un bénéfice d’exploitation annuel fluctuant entre 2 et 6 %.