Les États-Unis Refusent une Gouvernance Mondiale de l’IA : Pourquoi ?

Les États-Unis ont fermement « rejeté » toute forme de gouvernance mondiale sur l’intelligence artificielle (IA), a annoncé le 21 février Michael Kratsios, représentant américain, lors de la conclusion du sommet sur l’IA à New Delhi, en Inde. « Nous n’acceptons pas la gouvernance mondiale de l’IA. Nous croyons que son avancement ne pourra pas contribuer à un avenir positif s’il est soumis à des bureaucraties et à un contrôle centralisé », a-t-il affirmé, juste avant de dévoiler une déclaration finale potentielle sur la régulation de cette technologie, de plus en plus scrutée pour son influence sur la société et l’environnement.

Ce sommet se terminera par une déclaration conjointe des leaders internationaux réunis depuis jeudi à New Delhi. Cependant, on demeure inquiets quant à l’intégration de mesures précises visant à réguler l’utilisation de l’IA. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, le président français Emmanuel Macron, ainsi que le dirigeant d’OpenAI, Sam Altman, ont exprimé, lors d’une intervention commune, le besoin d’assurer un accès universel à l’IA tout en promouvant des stratégies de régulation adaptées à son développement rapide. Sam Altman a souligné que le monde avait un besoin « urgent » de « régulations ou protections comparables à celles mises en place pour d’autres technologies d’une telle portée ».

« Cadre d’action »

Altman a également évoqué une inquiétude persistante concernant une régulation excessive, qui pourrait freiner le développement technologique des États-Unis. « L’avenir de l’IA ne doit pas être façonné par un petit groupe de nations, ni laissé à la seule influence de quelques entrepreneurs fortunés », a déclaré António Guterres, ajoutant que « cette technologie doit être une ressource collective ». Emmanuel Macron, quant à lui, a insisté sur son engagement à contribuer à établir le « cadre d’action » nécessaire pour que gouvernements, plateformes et régulateurs collaborent à créer un « environnement numérique sécurisé ».

Peu après, il a exprimé son intention de persuader Donald Trump, défenseur d’une liberté totale sur internet, de l’urgence de protéger les jeunes des contenus inappropriés en ligne. Cette initiative semble avoir échoué, à la lumière des positions exprimées par les représentants américains lors de la conférence.

Laisser un commentaire