Avenir de Casino : Stratégies Innovantes pour l’Optimisation

Le groupe Casino, qui inclut des enseignes telles que Monoprix, Franprix et Cdiscount, n’a pas encore réussi à trouver un accord avec son principal actionnaire, France Retail Holdings (FRH), ainsi que ses créanciers pour alléger le fardeau de sa dette. Les discussions « vont donc se poursuivre », a annoncé Casino le 5 mars dernier. Sous la direction du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky depuis 2024, après avoir fait face à des années de pertes et d’endettement, le groupe doit rembourser 1,4 milliard d’euros d’ici mars 2027. En fin d’année 2025, Casino a entamé des pourparlers avec ses créanciers, principalement des banques et des fonds anglo-saxons, afin de réduire ce montant. Dans un communiqué publié récemment, Casino a précisé qu’il souhaite « mener à bien ses travaux en prévision de l’adaptation et du renforcement de sa structure financière d’ici la fin du second trimestre 2026 ».

Une offre de 400 millions d’euros

En novembre, France Retail Holdings (FRH), le principal actionnaire du groupe Casino, a proposé de ramener la dette à 800 millions d’euros, ce qui impliquerait un abandon de 600 millions d’euros de créances en échange d’une augmentation de capital de 300 millions d’euros. Dans un nouveau développement le 5 mars, Casino a rapporté que FRH « avait soumis le 17 février 2026 une proposition révisée pour parvenir à un accord, incluant davantage de liquidités et un renforcement substantiel des fonds propres » par rapport à la proposition de novembre. Cette fois, FRH propose 400 millions d’euros pour réduire la dette à 900 millions d’euros, impliquant un abandon de 500 millions d’euros de créances.

Un des points de discorde majeur concerne le contrôle actionnarial de FRH : cet actionnaire souhaite conserver une part prédominante de 66 %. En revanche, les créanciers demandent une révision de la gouvernance et souhaitent obtenir 49,9 % des parts, tout en laissant FRH garder la majorité avec 50,1 %. Par ailleurs, le groupe a annoncé qu’il retarderait au plus tard jusqu’au 31 mars la publication de l’ensemble de ses résultats annuels, évoquant « la poursuite des négociations » relatives à sa « structure financière ».

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