Delphine Ernotte Cunci, la présidente de France Télévisions, a clairement indiqué qu’elle n’envisage pas d’intégrer la journaliste démissionnaire de CNews, Sonia Mabrouk, au sein du groupe public. Cette affirmation a été faite lors d’une audition devant la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale, en réponse à une question du député Aymeric Caron (LFI), ancien chroniqueur sur France Télévisions. « Est-il prévu de recruter Sonia Mabrouk ? Je dirais plutôt non, car nous avons suffisamment de journalistes », a déclaré Ernotte. Elle a également précisé : « Ce n’est pas contre Sonia Mabrouk, qui a d’ailleurs été souvent invitée à nos émissions. Je ne voudrais pas qu’on pense que j’ai quelque chose contre elle ».
Sonia Mabrouk a récemment quitté CNews puis Europe 1, après une période d’intenses controverses, notamment liée au maintien de Jean-Marc Morandini à l’antenne malgré ses condamnations judiciaires, incluant celle pour corruption de mineurs. Finalement, Morandini a également pris la décision de se retirer temporairement de l’antenne, sans préciser la durée de son absence.
Objectif d’économies de 150 millions d’euros d’ici 2026
Au cours de son audition, Delphine Ernotte Cunci a souligné que le groupe prévoit de réaliser 150 millions d’euros d’économies d’ici 2026, afin de compenser la diminution des financements publics. Elle a détaillé les mesures envisagées : « Nous allons procéder à une réduction des effectifs et des coûts structurels, diminuer nos engagements dans la création audiovisuelle et cinématographique, revendre des droits sportifs, comme ceux du Tournoi des VI Nations, renégocier tous nos programmes de flux (magazines et jeux télévisés) et mettre un terme à certaines émissions ».
Le dernier rapport de la Cour des comptes concernant l’entreprise publique révèle que le chiffre d’affaires de France Télévisions, qui inclut cinq chaînes nationales, un réseau régional et des chaînes ultramarines, s’élevait à 3,3 milliards d’euros en 2024, dont 2,6 milliards provenaient de financements publics.