Des Profils Vinted Mènent à des Contenus Pornographiques : L’Arcom Intervient

Le dimanche 16 novembre, Sarah El Haïry, Haute-commissaire à l’Enfance, a annoncé avoir contacté l’Arcom, l’autorité de régulation du secteur numérique. Elle a découvert que des utilisateurs de la plateforme de vente d’occasion Vinted profitaient de la situation pour promouvoir des contenus pornographiques masquer sous de fausses annonces. Elle a déclaré sur France 3 : « J’ai alerté l’Arcom il y a quelques heures » concernant Vinted, précisant que des « prédateurs » avaient réussi à « utiliser des annonces apparemment innocentes pour diriger les utilisateurs vers des sites pornographiques ».

Récemment, des enquêtes menées par L’Informé et d’autres médias ont révélé des annonces sur Vinted qui redirigent vers des applications de messagerie. Les auteurs de ces publications y proposent des contenus pornographiques moyennant finance. En général, ils mettent en vente des articles tels que des maillots de bain ou de la lingerie, mais ces photos servent en réalité d’appât pour promouvoir des comptes sur des plateformes comme OnlyFans ou Mym, qui offrent des contenus à caractère sexuel sur abonnement.

Bien que Vinted se présente comme une plateforme « réservée aux utilisateurs majeurs », il n’existe aucune vérification systématique de l’âge des inscrits. À partir de 2024, la législation exigera que les sites diffusant des contenus pornographiques vérifient l’âge de leurs utilisateurs, sous peine de sanctions sévères, allant potentiellement jusqu’au blocage. Sarah El Haïry avait réagi, soulignant que « la sécurité des enfants en ligne doit être impérativement garantie », le 14 novembre sur le réseau social X.

Des engagement forts pour la sécurité

En réponse aux inquiètudes, la Haute-commissaire a rappelé que les plateformes « ont un rôle à jouer ». Elle a évoqué les poursuites judiciaires engagées contre plusieurs géants du e-commerce pour avoir proposé des produits inappropriés, comme des poupées pédopornographiques, ou pour leur manquement à leurs obligations de filtrage de contenus à caractère sexuel.

De son côté, Vinted a assuré à l’AFP avoir « une politique d’intolérance zéro envers les communications non sollicitées à caractère sexuel et la promotion de services sexuels ». L’entreprise a également souligné qu’elle prenait ces incidents « très au sérieux », affirmant que « la promotion de services sexuels est strictement interdite selon nos politiques » et comptabilisant plus de « 23 millions de membres enregistrés » en France cette année.

« Nous avons mis en place des outils de détection proactive pour repérer des comportements suspects, y compris des messages inappropriés, et nous encourageons toute personne à signaler tout contenu préoccupant », a ajouté l’entreprise, fondée en 2008 et sise en Lituanie. Elle a promis que « tout contenu inacceptable, haineux ou illégal serait supprimé » et que « des mesures seraient prises contre les utilisateurs, pouvant aller jusqu’à l’exclusion définitive », le cas échéant.

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