Le 17 novembre, l’entourage de Sarah El Haïry, la Haute-commissaire à l’Enfance, a annoncé à l’AFP qu’elle prévoyait de saisir l’Arcom au sujet des sites de commerce en ligne Etsy et Leboncoin, suite à une action similaire concernant la plateforme de vente d’occasion Vinted. Le régulateur français a également précisé qu’il avait déjà établi un contact avec son équivalent lituanien, qui supervise Vinted, afin d’assurer le respect des règlements européens sur les services numériques (DSA).
Selon son entourage, « quel que soit le site, qu’il s’agisse d’Etsy, de Leboncoin ou d’ailleurs, les plateformes ne peuvent ignorer les annonces susceptibles de permettre un accès à des contenus pornographiques moyennant un paiement ». Ils ont également souligné qu’« une alerte doit être émise immédiatement dès qu’il y a un risque de mise en contact entre des mineurs et de la pornographie », insistant sur la nécessité d’une réponse rapide et complète.
Depuis 2024, la législation impose aux sites diffusant du contenu pornographique de procéder à une vérification de l’âge des utilisateurs, des sanctions, y compris le blocage, étant possibles en cas de non-respect.
Des vêtements comme écran
Un reportage diffusé au journal de 20 heures sur France 2 a révélé une annonce sur Leboncoin où une femme, prétendant vendre des robes, proposait en réalité des contenus pornographiques, accessibles moyennant paiement sur la plateforme. Suite à la sollicitation des journalistes, Leboncoin a rapidement retiré cette annonce.
Concernant Etsy, le reportage a mis en lumière une annonce affichant des images de jeunes filles nues, générées par intelligence artificielle, jugées « pouvant être considérées comme pédopornographiques ».
De plus, plusieurs annonces sur Vinted redirigeaient les utilisateurs de la vente de vêtements vers des propositions de contenus sexuels. Le site L’Informé et d’autres médias ont récemment rapporté que certains utilisateurs sur cette plateforme de seconde main monnayaient des contenus pornographiques via d’autres messageries.
En réponse à l’AFP, Vinted a assuré avoir une « politique de tolérance zéro envers les communications à caractère sexuel non sollicitées ou la promotion de services sexuels », affirmant prendre ces situations très au sérieux.