Fabrice Lacroix a été nommé président de l’Institut National de l’Audiovisuel (INA) le 11 février, succédant à Laurent Vallet, qui avait quitté son poste suite à une affaire de drogue. Ce dernier avait été suspendu en août après avoir été arrêté pour possession de cocaïne. Agnès Chauveau, directrice générale de l’INA, a assuré l’intérim pendant cette période.
À 53 ans, Fabrice Lacroix a un parcours impressionnant, ayant été à la tête des finances pour les Jeux olympiques de Paris-2024. Avant cela, il avait occupé divers postes de direction, notamment au sein de Radio France et de France Télévisions. Laurent Vallet, président de l’INA depuis 2015, a été interpellé après avoir commandé 600 euros de cocaïne, entraînant une suspension par la ministre de la Culture, Rachida Dati, avant qu’il ne démissionne un peu plus tard pour s’engager dans un parcours de soin.
Dans un message adressé à l’ensemble du personnel de l’INA, Vallet a exprimé sa gratitude envers les 900 employés et a présenté des excuses pour le tournant abrupt de sa carrière, qu’il attribuait à ses propres erreurs. Il avait été reconduit pour un troisième mandat il y a quelques mois, ayant succédé à Agnès Saal, qui avait, elle aussi, démissionné après une controverse liée à des frais de taxi exorbitants.
Sous la direction de Laurent Vallet, l’INA a transformé son image en un véritable acteur médiatique, allant bien au-delà de sa mission initiale d’archivage. Grâce à une stratégie innovante sur les réseaux sociaux, la création de nouvelles émissions télé et plusieurs chaînes YouTube, l’institut a mis en place, en 2020, sa plateforme de streaming payante, Madelen, apportant ainsi un nouveau souffle à son modèle opérationnel.