Une offre de rachat a été mise en place « sous condition », a affirmé Serge Grouard, maire divers droite d’Orléans ainsi que président de la métropole, lors d’une déclaration à l’AFP. Il a ajouté : « Je souhaite éviter que ces marques soient cédées à des repreneurs étrangers (…) Notre proposition n’est plus valable s’il existe des repreneurs français désireux de récupérer ces marques sous une enseigne nationale ».
Cette offre, chiffrée à un minimum de 300 000 euros, doit encore recevoir l’approbation du prochain conseil métropolitain, programmé pour le 5 février. Suite à la liquidation prononcée par le tribunal de Nanterre, les parties intéressées avaient jusqu’à jeudi pour exprimer leur intérêt pour la reprise des usines et des marques de l’ancien groupe centenaire, qui inclut Brandt, Vedette, Sauter et De Dietrich.
Concurrence des propositions
À ce jour, deux offres ont été officiellement annoncées. La société bretonne EverEver, spécialisée dans l’électroménager durable et fondée en 2018, a déclaré mardi son intention de reprendre le site Brandt à Vendôme (Loir-et-Cher), qui employait 95 personnes, ainsi que d’autres actifs. Afin de financer cette acquisition, la start-up a lancé une campagne de collecte de fonds sur une plateforme participative, bien que des interrogations subsistent quant à sa solidité financière.
En parallèle, fin décembre, Stephan Français, dirigeant de Thomson Computing, a exprimé le souhait de racheter l’usine d’Orléans, qui comptait 350 employés parmi les 700 de l’enseigne. Son projet inclut de diversifier les activités de Brandt vers le secteur des produits informatiques.
La situation est suivie de près par les autorités à Bercy. Le ministre délégué à l’Industrie, Sébastien Martin, a déclaré : « Nous avons été et restons mobilisés sur le dossier Brandt », lors de son audition par la commission des affaires économiques du Sénat mardi. Soucieux de ne pas vendre « du rêve », Sébastien Martin, en contact constant avec les dirigeants locaux, a souligné que « les fonds publics doivent être investis de manière judicieuse ». Un projet de reprise sous forme coopérative avait été rejeté en décembre.