Sonia Mabrouk quitte CNews : démission sans préavis expliquée

« Après avoir quitté mon poste à CNews suite aux récents événements, j’ai été informée par la direction que je suis exempte du préavis d’un mois sur cette même chaîne », a partagé Sonia Mabrouk via un message sur X.

La journaliste, figure emblématique de CNews, a mis fin à sa collaboration avec la chaîne le 6 février à cause de son désaccord avec le maintien de Jean-Marc Morandini à l’antenne, malgré ses condamnations, dont celle pour corruption de mineurs. Contactée par l’AFP, la direction de CNews n’a pas souhaité commenter la démission de Mabrouk. « À demain sur Europe 1 », a-t-elle ajouté le 8 février.

Bien qu’elle quitte CNews et la maison d’édition Fayard, la présentatrice conserve un lien au sein de l’empire de Vincent Bolloré.

Le 9 février, un appel à la démission de Morandini a été lancé sur les ondes de CNews et Europe 1, où l’invité de Sonia Mabrouk, François-Xavier Bellamy (LR), a déclaré en direct : « Partez, démissionnez ! » en réponse aux récents développements juridiques concernant Morandini.

Les motivations de son départ de CNews

Dans un communiqué divulgué par l’AFP, Sonia Mabrouk a mentionné le 6 février qu’elle avait constaté une « détérioration significative de (s)a relation avec certains membres de la direction de CNews » suite à son désaccord concernant Jean-Marc Morandini, reconnu coupable de corruption de mineurs le 14 janvier. Il a été condamné à deux ans de prison avec sursis et à une amende de 20 000 euros.

Âgée de 48 ans, la journaliste franco-tunisienne avait rejoint Europe 1 en 2013 avant d’intégrer CNews en 2017. Initialement, elle avait déclaré qu’elle resterait à CNews durant son préavis.

Le sujet du maintien de Jean-Marc Morandini a suscité de vives controverses en interne. D’autres figures emblématiques de la chaîne, comme Pascal Praud et Laurence Ferrari, ont également pris leurs distances sur cette affaire.

Le 14 janvier, la Cour de cassation a confirmé la condamnation de Jean-Marc Morandini pour des messages à caractère sexuel envoyés à trois adolescents entre 2009 et 2016, entraînant une peine de deux ans de prison avec sursis et une interdiction définitive d’exercer toute profession en contact avec des mineurs.

De plus, l’animateur a choisi de ne pas contester une autre condamnation pour harcèlement sexuel, rendant ainsi cette décision définitive. Il avait été condamné en appel en janvier 2025 à une peine de 18 mois de prison avec sursis, reconnu coupable d’avoir exercé des pressions pour obtenir un acte sexuel d’un jeune comédien.

Vincent Bolloré sera convoqué fin février par la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public pour des questions concernant Jean-Marc Morandini.

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