Thierry Breton Critique le Manque de Soutien de l’UE Après Sanctions de Washington

Thierry Breton et la nécessité d’un dialogue au sommet pour lever les sanctions

La situation autour de Thierry Breton, ancien membre de la Commission européenne, reste tendue. En septembre 2024, sa démission a fait grand bruit, provoquée par un désaccord franc avec Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission. Depuis, il a révélé aux eurodéputés qu’on lui avait seulement proposé une aide partielle pour ses frais d’avocat dans sa contestation contre des sanctions. Breton estime qu’une intervention politique est indispensable, à l’image de la demande formulée par Emmanuel Macron auprès de Donald Trump pour lever cette sanction.

Appel à un dialogue de haut niveau

« Il est essentiel d’établir un dialogue au sommet, semblable à celui que le président Macron envisage avec Donald Trump. C’est, selon moi, la clé pour résoudre ce malentendu », a affirmé Thierry Breton lors d’une visioconférence. Ce dernier est accusé de « censure » par le département d’État américain, ce qui lui a valu de se voir interdire l’accès aux États-Unis depuis décembre 2025.

Rôle clé dans la régulation numérique

Acteur central de la réglementation européenne sur les services numériques, le Digital Services Act (DSA), Breton a été au cœur des efforts pour encadrer les géants de la technologie. Cette initiative a suscité des critiques aux États-Unis, qui y ont perçu une atteinte à la liberté d’expression. Il a déclaré : « Un échange au plus haut niveau est crucial pour annuler cette décision. Cela ne concerne pas seulement mon cas personnel, mais il est également vital d’assurer que notre démarche législative respecte un processus démocratique rigoureux. Nous devons protéger l’indépendance de nos institutions, quelles que soient les pressions extérieures. »

La lettre de Macron à Trump

Dans ce contexte, Emmanuel Macron a récemment adressé une lettre à Donald Trump, demandant la levée des « sanctions injustement imposées » à plusieurs ressortissants européens, dont Thierry Breton et le juge Nicolas Guillou. Des extraits de cette correspondance, révélés par l’hebdomadaire La Tribune Dimanche, ont été consultés par l’AFP. Macron souligne que « les sanctions imposées à Thierry Breton menacent l’autonomie réglementaire de l’Europe et reposent sur des fondements erronés : la réglementation numérique européenne ne possède aucune portée extraterritoriale et s’applique de manière équitable à toutes les entreprises au sein de l’Union. »

Laisser un commentaire