Contactés par l’AFP, ni Meta ni Yann LeCun n’ont immédiatement répondu. Ce départ pourrait marquer un tournant significatif pour Meta dans le domaine de l’intelligence artificielle récemment.
Arrivé chez Facebook en 2013, maintenant connu sous le nom de Meta, Yann LeCun est reconnu pour ses contributions aux réseaux neuronaux. Cette architecture avancée permet aux algorithmes de détecter des tendances et de s’adapter de manière autonome, sans intervention humaine.
Dans un entretien avec Stratégies en mai 2024, Yann LeCun a affirmé : « L’IA est avant tout un outil ». Lorsqu’on lui a posé des questions sur sa vision « rassurante » de l’intelligence artificielle, il a ajouté : « Si je pensais que l’IA ou la technologie pouvaient avoir des effets nuisibles sur la société, je changerais de vocation. Je crois fermement en son potentiel pour améliorer la condition humaine. »
Une figure emblématique de Meta
Lauréat du prix Turing en 2018, aux côtés de Yoshua Bengio et Geoffrey Hinton, Yann LeCun est souvent considéré comme un pionnier de l’informatique, équivalent au prix Nobel dans ce domaine.
Critique des grands modèles de langage (LLM), qui ont permis le développement d’assistants IA comme ChatGPT, il met en avant leurs limites. Selon lui, l’ingestion de données n’est pas primordiale ; ce qui compte vraiment, c’est la stratégie d’apprentissage. Cette approche serait en partie responsable des retards accumulés par Meta dans le secteur de l’IA générative.
Récemment, Mark Zuckerberg, le directeur général de Meta, a décidé de redéfinir l’orientation de l’IA au sein de l’entreprise, lançant une vaste campagne de recrutement pour renforcer ses équipes.
Il a notamment recruté Alexandr Wang, cofondateur de Scale AI, pour diriger une nouvelle entité nommée Superintelligence Labs, regroupant toutes les ressources attachées à l’intelligence artificielle.
En tant que responsable de la recherche en IA chez Meta, Yann LeCun a été intégré à cette nouvelle unité, placée sous la supervision d’Alexandr Wang.