Des trésors volés au Louvre
Dans une audacieuse opération à plein jour, le 19 octobre, un groupe de voleurs masqués, armés de matériel sophistiqué comme des disqueuses, parvient à dérober en seulement huit minutes huit joyaux du XIXe siècle au musée du Louvre. Ce vol, qui fait sensation à l’échelle mondiale, représente un butin évalué à 88 millions d’euros, bien que ces pièces soient impossibles à revendre dans cet état.
Rapidement, trois suspects sont arrêtés, inculpés et emprisonnés, mais les bijoux demeurent introuvables. La Cour des comptes critique le musée, signalant que son souhait d’attirer le public a pris le pas sur la sécurité. De plus, le musée, en proie à de sérieux problèmes d’infrastructure, a été l’objet d’annonces en début d’année de la part du président Emmanuel Macron, concernant un projet « colossal » de modernisation, comprenant un nouvel accès et une salle dédiée à la Joconde. Tandis que les billets pour les non-Européens devraient augmenter.
Un ancien président derrière les barreaux
C’est un événement sans précédent en France et au sein de l’Union européenne : Nicolas Sarkozy, l’ancien président français, est placé en détention le 21 octobre, suite à sa condamnation pour complicité dans le financement libyen de sa campagne électorale. Condamné le 25 septembre à cinq ans de prison, il fait l’objet d’une mesure d’« exécution provisoire », ce qui signifie que sa peine est effectuée sans attendre d’éventuels recours. Libéré 20 jours plus tard grâce à une demande de ses avocats, il sera jugé en appel entre le 16 mars et le 3 juin 2026.
Un mois avant cela, il devenait le premier ex-président à se voir imposer un bracelet électronique, en raison d’une condamnation liée à l’affaire des écoutes. Marine Le Pen, figure de l’extrême droite, est également concernée par la même mesures, condamnée en avril à une peine d’inéligibilité pour délit financier. Elle ne pourra pas se présenter aux élections présidentielles avant son procès en appel, prévu pour janvier et février 2026, avec un verdict attendu quatre mois plus tard.
Changements à la tête du gouvernement
Le 4 décembre 2024, Michel Barnier, victime d’une motion de censure, cède sa place à François Bayrou, un vétéran centriste de la politique. Ce dernier est remplacé neuf mois plus tard après l’échec d’un vote de confiance relatif au budget, aggravé par un scandale concernant des violences au sein du lycée catholique de Bétharram, où sa femme travaillait. Une commission d’enquête reproche à Barnier un « défaut d’action » durant son mandat comme ministre de l’Éducation.
Son successeur, Sébastien Lecornu, met presque un mois à former un gouvernement qui ne dure que 14 heures, battant tous les records de brièveté. Renommé quasiment instantanément à Matignon, il présente le 12 octobre une nouvelle équipe hétéroclite, associant talents techniques et politiques, avec l’objectif précis de finaliser le budget 2026 et d’éviter la censure, grâce à l’abstention des députés socialistes, après la suspension de la réforme des retraites.
Le PSG en tête du football européen
Après quatorze années sous le pavillon qatari, le Paris Saint-Germain (PSG) réalise un rêve en remportant sa première Ligue des champions le 31 mai à Munich, devenant ainsi la deuxième équipe française à atteindre cet exploit, après l’OM en 1993. Ce triomphe s’inscrit sous la direction de l’entraîneur Luis Enrique, arrivé à l’été 2023. Son approche novatrice, suite au départ de Kylian Mbappé vers le Real Madrid, a transformé le jeu du PSG, renforçant le collectif au-delà des performances individuelles. Cette évolution est couronnée d’une finale marquante où ils dominent l’Inter Milan avec un score de 5-0.
Retour à la baignade dans la Seine
Pour la première fois depuis 1923, les Parisiens peuvent enfin plonger dans la Seine, grâce à des efforts de dépollution massifs. Suite à une promesse d’amélioration faite par l’ancien maire Jacques Chirac, des zones de baignade ont été aménagées, permettant aux habitants et visiteurs de se rafraîchir pendant l’été. Pour Anne Hidalgo, la maire actuelle, cet accès à la baignade est essentiel pour faire face à l’augmentation des températures et aux vagues de chaleur. Cette initiative rencontre un franc succès, avec environ 100 000 baigneurs au début de septembre.
Pétition massive contre la loi Duplomb
Une pétition sans précédent a vu le jour contre la loi Duplomb, adoptée en juillet et favorisant l’agriculture intensive, recueillant plus de deux millions de signatures en quelques semaines. Un mois plus tard, le Conseil constitutionnel censure un des articles les plus controversés, relatif à la réintroduction d’un pesticide dangereux. Cependant, d’autres volets de cette loi, concernant des simplifications administratives pour des exploitations déjà importantes, obtiennent validation, laissant peu de marge de manœuvre à la contestation.
Une législation ciblant le narcotrafic
Adoptée par le Parlement en avril, une nouvelle loi contre le narcotrafic met en place des quartiers de haute sécurité pour les trafiquants et un parquet spécialisé. Pendant ce temps, plusieurs établissements pénitentiaires subissent des attaques violentes, mettant en lumière l’ampleur du phénomène. L’un des narcotrafiquants notoires, Mohamed Amra, arrêté après une évasion, fait partie des premiers à être transférés dans ces nouvelles unités. En novembre, un meurtre choquant à Marseille, ciblant le frère d’un militant anti-narcotrafic, souligne l’intensification de la violence, entraînant des déclarations du ministre de l’Intérieur sur la nécessité d’une lutte renforcée, à l’instar de celle contre le terrorisme.
Provocations et tensions sociales
Après des manifestations précédentes, la France est de nouveau le théâtre de provocations, avec des attaques contre des lieux symboliques comme le Mémorial de la Shoah, impliquant des actes de vandalisme. Trois individus d’origine serbe sont arrêtés et accusés d’avoir vandalisé ces sites, présumément pour servir les intérêts d’une puissance étrangère, possiblement la Russie. En septembre, des têtes de porc, symbole d’impureté dans l’islam, sont laissées devant des mosquées en région parisienne, suscitant l’indignation et une déclaration du Parquet sur la volonté manifeste de semer le trouble social.
Un procès sans preuves tangibles
Le procès de Cédric Jubillar pour le meurtre de son épouse, sans corps ni aveux, captive l’attention du public et des médias. Le plâtrier de 38 ans garde fermement son déni, alors que son épouse, une infirmière de 33 ans, est portée disparue. Après près d’un mois de délibérations, il est déclaré coupable et condamné à 30 ans de réclusion criminelle, décision qu’il conteste. Un des avocats évoque une condamnation fondée sur des présomptions et dénonçant l’absence de preuves concrètes, tandis que la cour souligne l’absence de remords et le refus de révéler où se trouve le corps de la victime, privant sa famille d’un lieu de recueillement.
Un bouleversement dans le paysage audiovisuel
Le 28 février à minuit, un coup de théâtre s’opère sur les écrans de la TNT : les chaînes NRJ 12 et C8 disparaissent suite à une décision inédite de l’Arcom, en raison de manquements répétés, notamment en lien avec des dérapages de Cyril Hanouna. Ce dernier, malgré le départ précipité de C8, annonce son retour sur W9. Ce bouleversement entraîne une réorganisation complète des chaînes de la TNT, ouvrant la voie à de nouvelles options pour les téléspectateurs.