Réunion des Droites : L’influence des Médias de Bolloré en 2023

Retour sur une Soirée Politique au Dôme de Paris

Le mardi 25 novembre, à 20 h, les 4 000 sièges du Dôme de Paris étaient saturés. Une ambiance électrisante s’installait, avec des lumières scintillantes en bleu, blanc et rouge, accompagnées d’une musique épique. Pour mettre le feu aux poudres, Geoffroy Lejeune, directeur du JDD, a ouvert la soirée par des plaisanteries piquantes à l’encontre de Libération, Mediapart, et Télérama. Le public, partagé entre huées et rires, a accueilli son ironique : « Nous savons d’avance quel article ils vont écrire, alors nous l’avons déjà rédigé pour qu’ils puissent aller au bistrot ».

Philippe de Villiers a pris la scène, soutenu par l’influence du milliardaire breton, et a récemment publié un ouvrage chez Fayard, également au sein du réseau Bolloré. Dans une approche provocante, il a commencé par « remercier Jean-Luc Mélenchon » pour son inspiration, déclenchant une nouvelle vague de réprobations. De Villiers a ensuite décrit une France « au bord du gouffre », confrontée à « un changement de population » soutenu par un « parti sarrasin », abandonnée par des « élites tiraillées entre le wokistan et l’islamistan ». Son remède ? « La remigration ou la françisation », récoltant une salve d’applaudissements, même des chants de « Philippe président » se sont fait entendre. L’idée d’une candidature pour 2027 continue de circuler, récemment renforcée par la couverture de Valeurs actuelles.

Un Débat Passionné sur l’Identité

Christine Kelly, animatrice de CNews, a ensuite invité à un échange sur « notre civilisation judéo-chrétienne » avec Michel Onfray et Éric Zemmour. À l’issue d’un dialogue parfois nébuleux, Zemmour a affirmé que « la croisade a sauvé l’Occident » et que « retrouver notre identité est la clé de l’avenir ». L’ancien polémiste, également propulsé par Bolloré lors de la présidentielle de 2022, rêve d’un retour en tant que candidat en 2027, tout en continuant à être sous les feux de la rampe chez Fayard.

À l’opposé des discours élogieux, Aurore Bergé a subi une forte critique lors d’un échange enflammé sur l’« insécurité » face à Claire Géronimi, nouvelle vice-présidente de l’UDR d’Éric Ciotti après avoir été agressée par un étranger sous OQTF. Malgré les sifflets, la ministre déléguée à l’Égalité Femmes-Hommes a maintenu sa position : « Je suis là pour débattre. Ma ligne reste inchangée, quoiqu’il arrive ». En écho, l’avocat Gilles-William Goldnadel a dénoncé le « racisme anti-blanc » et le « féminisme d’extrême gauche ».

Philippe, un homme de 55 ans sans emploi, a payé 25 euros pour découvrir ce « côté sans filtre » des figures médiatiques dont il partage les convictions. De son côté, Foucauld, 24 ans et étudiant en école de commerce, a souligné que cet événement « contribue à l’union des droites ».

Des Perspectives Électorales

Quid de David Lisnard ? Le maire de Cannes a été invité à aborder les enjeux cruciaux des élections municipales de mars 2026. Avec des slogans accrocheurs comme « Vive la liberté » et « Afuera! », il a critiqué la « bureaucratie » et la « technocratie ». Plusieurs prétendants se sont succédé, dont la députée RN Laure Lavalette, qui s’est alarmée de la présence accrue de « barbiers et kebabs » à Toulon, qualifiant le rapprochement entre le Rassemblement National et Bolloré de préoccupant, surtout alors que Jordan Bardella a publié son deuxième ouvrage chez Fayard.

La vraie attraction de la soirée a été Sarah Knafo, eurodéputée de Reconquête, qui a lors d’un débat inspirant avec l’essayiste Éric Naulleau, pessimiste sur l’avenir, exprimé un « message d’espérance ». Knafo a contredit les idées défaitistes en affirmant que « les idées progressent dans la société » et que « le combat pour la lucidité est sur la bonne voie », promettant que tout est possible à condition d’agir « avec méthode, détermination et travail » et avec des soutiens solides.

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