Essence à la pompe : Contrôles en cours, mais pas d’aides à l’horizon

Le 9 mars, le prix du baril de pétrole a atteint des sommets historiques, frôlant les 120 dollars, une conséquence directe de la prolongation du conflit au Moyen-Orient et du blocus du détroit d’Ormuz. En France, le coût des carburants a récemment augmenté. Cependant, la ministre déléguée à l’Énergie, Maud Bregeon, a indiqué qu’il était « trop tôt » pour évoquer de nouvelles aides à l’achat de carburant. Lors d’un entretien sur RTL, elle a précisé : « Nous sommes en train d’étudier tous les scénarios » concernant une éventuelle aide en raison de l’augmentation des prix de l’essence et du gasoil.

Vendredi dernier, le gouvernement avait fait état d’une hausse de 10 centimes du SP95-E10, l’essence la plus prisée par les Français, par rapport à la semaine précédente avant le début du conflit au Moyen-Orient. Cela représente environ 5 euros supplémentaires pour un plein de 50 litres dans une petite voiture. L’augmentation du gasoil a été encore plus importante, avec un tarif moyen de 1,98 euro le litre enregistré vendredi, comparé à environ 1,72 euro le 27 février, soit une hausse de 26 centimes (+ 15 %).

Des contrôles renforcés dans les stations-service

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a, de son côté, annoncé la mise en place d’un plan exceptionnel comprenant « 500 contrôles » dans les stations-service, supervisés par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), entre lundi et mercredi, afin d’éviter les « hausses injustifiées des prix à la pompe ». Il a souligné que « la guerre au Moyen-Orient ne doit pas être une excuse pour des augmentations abusives », précisant que ces trois jours de contrôle équivalent à un semestre de contrôles habituels.

Sur RTL, Maud Bregeon a également assuré qu’il n’existait « pas de risque de pénurie », que ce soit pour le pétrole, le gaz ou l’électricité. Elle a ajouté : « Nous sommes dans une situation nettement différente de celle de 2022, notre parc nucléaire fonctionne pleinement, et nous sommes moins dépendants du gaz qu’il y a trois ou quatre ans ».

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