Warner signe un partenariat stratégique avec la plateforme d’IA Udio

Depuis son lancement en avril 2024, Udio a suscité des controverses au sein du secteur musical, accusé d’avoir développé son logiciel en s’appuyant sur des titres utilisés sans autorisation, ni compensation. La start-up, ainsi que sa concurrente Suno, se trouvent actuellement impliquées dans plusieurs actions judiciaires pour infraction à la propriété intellectuelle.

Cependant, Udio a choisi de faire marche arrière en établissant des accords avec les « majors », grands acteurs de l’industrie musicale, afin de se prémunir contre les risques d’un jugement qui pourrait compromettre son avenir. Ce rapprochement avec Warner, à l’instar de celui déjà réalisé avec Universal, pourrait conduire à l’abandon des poursuites juridiques en cours aux États-Unis.

Udio se prépare à présenter, d’ici 2026, une plateforme innovante permettant aux utilisateurs de réaliser des remix, des reprises ou de composer de nouvelles œuvres en s’appuyant sur la voix et les compositions des artistes qui donneront leur accord, comme l’indique un communiqué officiel.

Participation des artistes

Dans le cadre des accords signés avec Udio, Warner, tout comme Universal, a convenu que leurs artistes auront la possibilité de s’impliquer dans cette initiative.

Selon Warner Music Group, l’utilisation de leur musique pour des créations générées par l’intelligence artificielle « ouvre de nouvelles perspectives de revenus pour les artistes et compositeurs, tout en garantissant la protection de leur œuvre ». Les artistes bénéficieront d’une rémunération et d’une reconnaissance pour toute création IA intégrant leur travail.

Avec le contentieux résolu avec Udio pour Universal et Warner, Sony Music reste la seule des trois grandes maisons de disque qui n’a pas encore établi d’accord avec la plateforme. Udio s’engage également à adopter des mesures visant à « protéger les droits des artistes et des compositeurs » dans ce nouvel écosystème.

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